La rencontre avec le président de l'ordre des diététistes du Québec

La rencontre avec le président de l’ordre des diététistes du Québec, Paul Guy DUHAMEL, a été tout aussi passionnante et riche d'enseignements pour l'avenir de notre profession. Les points qui ont été abordés :

  • Le gouvernement a identifié 45 professions pouvant potentiellement mettre le public en danger : parmi elles : les médecins, les kinésithérapeutes, les diététiciens.....Ces professions sont de ce fait régulées par un Conseil de l’ordre.
  • Les professionnels doivent faire leur demande d’évaluation pour l’autorisation d’exercer tant au niveau de leurs compétences, que pour le maintien de ce niveau de compétence par la formation continue.
  • Le diplôme de premier niveau est universitaire. Il correspond à un niveau licence en 4 ans, ou “ bachelor degree ” dont deux années communes aux professionnels de santé.
  • Le niveau supérieur est la maîtrise qui peut être de 2 types : professionnelle ou de recherche dont la suite logique est le doctorat en recherche.
  • Il existe un Ordre professionnel par province, qui a pour rôle le contrôle du contenu des études, le respect des standards de formation dans les différentes universités. Il en existe 4 au Canada.
  • L’ordre des diététiciens n’exerce plus de contrôle à partir du niveau de maîtrise.
  • Il existe un syndicat des diététiciens pour la défense des professionnels (www.spdnq.qc.ca).
  • En terme de normes de pratiques ou standards professionnels, il existe une reconnaissance juridique.
  • Trois titres absolument identiques sont protégés : diététiciens, diététistes et nutritionnistes. Le terme expert en nutrition ne peut être utilisé que par des membres de l’ordre.
  • Le Canada a rédigé un “ Manuel de Nutrition Clinique ” qui correspond aux normes d'interventions professionnelles au Québec. Ce document est rédigé en français et sert de base pour l’enseignement et la formation des diététistes.
  • Il n’existe qu’une seule définition de diététiste reconnue, pas de spécialité. Par contre les domaines et lieux d'activités peuvent être différents (la nutrition clinique, nutrition publique, services-conseils, gestion de services d’alimentation, enseignement ou communication et recherche).
  • Tous les professionnels ont les mêmes obligations, un code de déontologie commun ou code d’éthique.
  • La loi précise les activités réservées aux diététiciens. Les diététistes agissent sur prescription médicale.
  • Sur sa demande, le médecin précise uniquement: “demande de consultation diététique pour diabète, HTA...”
  • L'évaluation nutritionnelle n’est pas réservée aux diététiciens exclusivement.
  • A compter du 01/06/2003, date d’entrée en vigueur des dispositions de la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé touchant les diététistes /nutritionnistes, le champs d’exercice de ces professionnels de santé est redéfini et actualisé en deux volets :
    • La nutrition clinique : évaluer l’état nutritionnel d’une personne, déterminer et assurer la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention visant à adapter l’alimentation en fonction des besoins pour maintenir ou rétablir la santé.
    • La nutrition publique : l’information, la promotion de la santé et la prévention de la maladie, des accidents et problèmes sociaux auprès des individus, des familles et des collectivités sont comprises dans le champ d’exercice du membre… dans la mesure où elles sont reliées à ses activités professionnelles.
  • Les deux activités professionnelles sont réservées aux professionnels de la diététique :
    • Déterminer le plan de traitement nutritionnel, incluant la voie d’alimentation appropriée (parentérale comprise) lorsqu’une ordonnance individuelle clinique indique que la nutrition constitue un facteur déterminant du traitement de la maladie.
    • Surveiller l’état nutritionnel des personnes dont le plan de traitement nutritionnel a été déterminé. ”
  • Toute intervention diététique doit obligatoirement donner lieu à une évaluation nutritionnelle chiffrée.
  • Certaines activités sont dé-réglementées comme les actes non invasif : Prise tension artérielle, glycémie, poids, taille... Une liste officielle existe.

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