Actualités

12/03/26

Publication HAS : Flash Sécurité Patient - « Fausses routes. Lorsqu’une petite boulette devient un très gros pépin »

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un Flash sécurité patient consacré aux fausses routes alimentaires, un événement pouvant avoir des conséquences graves, notamment chez les personnes âgées ou fragiles. La fausse route se produit lorsqu’un aliment ou un liquide passe dans les voies respiratoires au lieu de rejoindre l’estomac. Elle peut entraîner une obstruction des voies aériennes, une pneumopathie d’inhalation, voire une asphyxie. Certaines situations augmentent le risque : troubles de la déglutition (dysphagie), maladies neurologiques, âge avancé ou prise de certains médicaments. Les personnes âgées vivant en institution sont particulièrement concernées. Dans son analyse d’événements indésirables graves, la HAS met en évidence plusieurs causes fréquentes : absence d’évaluation du risque de fausse route ; textures alimentaires inadaptées ; surveillance insuffisante pendant les repas ; manque de communication entre les professionnels.   Pour prévenir ces accidents, la HAS recommande notamment : d’évaluer les troubles de la déglutition dès l’admission du patient ; d’adapter la texture des aliments et des médicaments ; d’assurer une surveillance adaptée pendant les repas ; de former les professionnels et les aidants aux gestes de prévention et d’urgence.   Ce rappel souligne qu’un événement en apparence banal, comme avaler une bouchée, peut devenir une urgence vitale si les facteurs de risque ne sont pas identifiés et pris en compte. En savoir plus 

11/03/26

11 mars 2026 - Journée Internationale des Diététiciens Nutritionnistes #JIDN

« Se nourrir, se réjouir et partager : la santé passe par l’assiette ! »   Le mercredi 11 mars 2026, célébrons ensemble la Journée Internationale des Diététiciens Nutritionnistes : une occasion unique de mettre en lumière notre profession et de faire entendre notre voix auprès du grand public. #JIDN2026 Participez à l’action collective sur Instagram. L’AFDN vous invite à rejoindre cette mobilisation pour valoriser notre métier, rendre visibles les diététiciens qui œuvrent chaque jour pour la santé de tous, lutter contre les idées reçues et les « fake diets », et montrer la diversité ainsi que l’expertise de nos interventions auprès des patients. Réalisez une courte vidéo pour partager votre passion et votre engagement, puis publiez-la le 11 mars 2026 sur Instagram en utilisant « l’ajout perso » disponible dans notre story afin de rejoindre le mouvement collectif. Guide de campagne  Kit de communication

09/03/26

Obésité complexe : un parcours coordonné renforcé qui confirme la place du diététicien nutritionniste

Le rôle du diététicien nutritionniste est de mieux en mieux reconnu dans les parcours de soins, en tant que professionnel de santé expert en nutrition clinique et en alimentation. Cette reconnaissance se confirme avec la publication au Journal officiel de l’arrêté ministériel portant sur le Parcours Coordonné Renforcé (PCR) « Obésité complexe chez l’adulte », qui vise à structurer la prise en charge des patients nécessitant un accompagnement pluridisciplinaire et coordonné. Ce dispositif prévoit une évaluation multidimensionnelle initiale (médicale, nutritionnelle, psychologique et sociale), suivie de la mise en place d’un programme personnalisé de prise en charge associant différents professionnels de santé. L’objectif est d’assurer un accompagnement global et durable des patients, avec des réévaluations régulières permettant d’adapter les stratégies thérapeutiques. Dans ce cadre, le diététicien nutritionniste est identifié dans l’équipe socle minimale du parcours, aux côtés d’un médecin spécialiste, d’un infirmier diplômé d’État, d’un psychologue et d’un professionnel de l’activité physique adaptée (enseignant APA, masseur-kinésithérapeute, etc.), disposant de compétences en éducation thérapeutique du patient. L’accès aux soins diététiques est ainsi possible dans ce parcours coordonné renforcé grâce à des forfaits de prise en charge alloués selon le profil clinique des patients, permettant d’intégrer l’accompagnement nutritionnel dans une stratégie thérapeutique globale et personnalisée. Le cahier des charges précise les différentes étapes du parcours, depuis l’évaluation initiale jusqu’au suivi dans la durée. La prochaine étape concerne la réponse à l’appel à manifestation d’intérêt des structures souhaitant porter ce dispositif auprès de leur Agence régionale de santé (ARS). Les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), notamment, disposent d’une opportunité de se positionner afin de participer au déploiement de ce programme et au renforcement de l’accompagnement des patients concernés sur les territoires. En savoir plus 

04/03/26

4 mars 2026 - Journée mondiale de l’obésité

À l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité, l’AFDN rappellera que l’obésité est une maladie chronique complexe, qui nécessite un accompagnement global et humain. Les diététicien.ne.s nutritionnistes jouent un rôle essentiel en proposant un soutien personnalisé, concret et durable pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes concernées. Cette année, nous adresserons à nos adhérents un communiqué complet sur les enjeux de l’obésité et les actions à venir, en lien avec la feuille de route obésité 2026-2030 présentée par le Ministère de la Santé. Pour vous accompagner dans la communication de cette journée, nous mettons à disposition un kit de communication, à partager, sans modération : Affiche, conçue et réalisée dans le cadre d’un travail collectif bénévole par nos adhérents, à l’initiative de la région des Deux Savoies ; Présentation PowerPoint : “Les mots qui blessent, les mots qui aident”, élaborée par les adhérents et bénévoles de Pays de la Loire ; Visuels et documents, prêts à l’usage pour vos actions de sensibilisation. Ensemble, faisons connaître l’importance d’une approche bienveillante, coordonnée et adaptée pour prévenir et accompagner l’obésité. Le kit et le communiqué sera envoyé à tous nos adhérents, à retrouver dans votre boite mail. Kit de communication

02/03/26

Webinaire : AFDN - ARFID : Repèrage et prise en soin diététique des troubles de l'alimentation sélective et ou d'évitement chez l'enfant et l'adulte

Jeudi 9 avril 2026 - de 12h30 à 14h En visioconférence via Zoom Programme ARFID chez l'enfant et chez l'adulte : Définition Epidémiologie Comorbidités Principes de prise en charge   Les grandes lignes de la prise en soin diététique - vignettes cliniques chez l'enfant et l'adulte Intervenants Dr Legras Stéphanie, pédopsychiatre, CHRU Montpellier Pr Guillaume Sébastien, psychiatre, Montpellier Sullerot Cynthia, diététicienne nutritionniste, CHU Montpellier Ageron Cécile, diététicienne nutritionniste, CHU Montpellier Modération et animation : Lydia De Azevedo Adhérent.e : S'inscrire gratuitement

27/02/26

Nouvel avis du HCSP sur la consommation des boissons : eau comme boisson de référence

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a publié, le 23 février 2026, un nouvel avis complémentaire au rapport des Recommandations pour l’élaboration du 5e Programme national nutrition santé (PNNS 5), consacré aux recommandations relatives à la consommation des boissons. Dans ce document, le HCSP insiste sur le rôle central de l’eau comme boisson de référence, en soulignant la nécessité d’un accès équitable à une eau potable de qualité sur l’ensemble du territoire. La promotion de la consommation d’eau du robinet est également mise en avant comme levier de santé publique. L’avis aborde aussi les enjeux sanitaires liés à la consommation d’alcool , en rappelant l’importance de sa réduction, ainsi que les questions autour des boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool. Pour les boissons sucrées, il renvoie aux analyses détaillées dans le rapport PNNS 5. Cet avis s’inscrit dans une approche intégrant à la fois les objectifs de santé publique et les dimensions de durabilité environnementale, en cohérence avec la stratégie nutritionnelle globale recommandée pour les années à venir En savoir plus 

26/02/26

Décret - Cancer : le parcours de soins global évolue

Un décret publié au Journal Officiel du 14 février 2026 (décret n° 2026-90 du 13 février 2026) fait évoluer de manière significative le cadre du parcours de soins global des personnes atteintes de cancer. Une ouverture dès la phase de traitement actif Jusqu’à présent, ce dispositif était réservé aux patients ayant terminé leurs traitements oncologiques. Il intervenait principalement dans la phase dite « d’après-cancer », afin d’accompagner la récupération physique et psychologique. Désormais, le parcours de soins global est accessible dès la phase de traitement actif (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, etc.). Cette évolution marque un changement important : les soins de support ne sont plus envisagés uniquement comme un accompagnement post-traitement, mais comme une composante intégrée à la prise en charge dès le diagnostic et tout au long du parcours thérapeutique. Une intégration renforcée des soins de support Le parcours de soins global comprend notamment : Un accompagnement psychologique, afin de soutenir les patients face aux impacts émotionnels et psychiques de la maladie et des traitements ; Un suivi nutritionnel, pour prévenir ou corriger la dénutrition, limiter certains effets secondaires et favoriser le maintien de l’état général ; De l’activité physique adaptée (APA), reconnue pour ses bénéfices sur la fatigue, la qualité de vie, la tolérance aux traitements et la réduction du risque de récidive dans certaines pathologies. L’intégration précoce de ces interventions vise à mieux anticiper les fragilités, à prévenir les ruptures de parcours et à améliorer la qualité de vie des patients pendant les traitements. Un enjeu de continuité et de structuration L’objectif du décret est double : Renforcer la continuité de l’accompagnement, en évitant une césure entre la phase de traitement et l’après-cancer ; Structurer l’organisation des soins de support, en les inscrivant pleinement dans le parcours de soins dès le début de la prise en charge. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’amélioration de l’expérience patient, de coordination des professionnels de santé et de prise en charge globale, tenant compte à la fois des dimensions médicales, psychologiques et sociales de la maladie. Concernant le suivi nutritionnel, il est essentiel qu’il soit assuré par des diététiciens formés en oncologie, professionnels spécifiquement compétents pour répondre aux enjeux nutritionnels liés aux traitements.   En savoir plus sur le décret

26/02/26

Les inscriptions aux Journées d'Études de l'AFDN ouvriront prochainement !

INSCRIPTIONS 64ème édition des Journées d'Études Rendez-vous les 22, 23 et 24 octobre 202 à Lille Les inscriptions à la 64ème édition des Journées d'Études de l'AFDN ouvriront prochainement Nous vous tiendrons informés de son ouverture !  Découvrez dès maintenant les thématiques des conférences de la prochaine édition !  Thématiques de conférences plénières  Venez partager, apprendre, échanger avec des diététicien.ne.s nutritionnistes et experts de la nutrition, autour de conférences plénières, de symposiums, d'ateliers ou encore de posters.  

23/02/26

Santé Publique France - Publication d'un référentiel opérationnel sur les compétences psychosociales (CPS) - Tome II

Santé publique France publie le Tome II du référentiel opérationnel sur le développement des compétences psychosociales (CPS), destiné aux professionnels, experts et formateurs. Ce second volet approfondit la mise en œuvre concrète des CPS en proposant des repères méthodologiques, des exemples d’actions et des recommandations pour structurer, animer et évaluer les interventions. Il vise à soutenir le déploiement d’actions de qualité, fondées sur des données probantes, afin de favoriser un développement cohérent et durable des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes dans tous les milieux de vie. Référentiel opérationnel sur les compétences psychosociales (CPS) - Tome I En savoir plus

18/02/26

L'AFDN était présente au Sénat

Le mardi 17 février 2026, l’AFDN était présente au Sénat à l’occasion de la présentation du sondage du Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC), réalisé en partenariat avec Ipsos, consacré à la perception des Français à l’égard de la restauration collective et à leurs priorités alimentaires. Les résultats mettent en lumière un paradoxe français particulièrement éclairant : 94 % des Français souhaitent une alimentation saine et équilibrée, 88 % veulent soutenir les agriculteurs français… mais seuls 55 % déclarent y parvenir réellement, notamment pour des raisons financières. Dans ce contexte, la restauration collective apparaît comme un levier d’intérêt général majeur.  Un pilier du quotidien 82 % des enfants, 69 % des étudiants et 40 % des salariés fréquentent la cantine au moins deux fois par semaine. 83 % des Français considèrent qu’elle permet une alimentation accessible à tous, et 78 % la reconnaissent comme un service d’intérêt général.  Une reconnaissance forte de l’équilibre nutritionnel 69 % des Français – et 74 % des parents – estiment que les repas servis sont plus équilibrés que la moyenne. Plus marquant encore : 51 % des parents jugent les repas de cantine plus équilibrés que ceux qu’ils préparent eux-mêmes, et 84 % au moins aussi équilibrés. Ces données confirment l’importance d’un cadre structuré, fondé sur des repères nutritionnels clairs et sur l’expertise des professionnels de la nutrition.  Un rôle social et sanitaire reconnu 79 % des Français voient dans la restauration collective un rempart contre la précarité alimentaire et la malbouffe. 81 % considèrent qu’investir dans une restauration collective de qualité permet de réduire les dépenses de santé publique à long terme.  Un enjeu politique fort à l’approche des municipales 85 % des Français estiment que la restauration scolaire doit être une priorité municipale. 91 % souhaitent que les collectivités disposent de davantage de moyens pour la cantine   Pour l’AFDN, ces résultats confortent plusieurs convictions :   - La restauration collective est un outil structurant de santé publique. - L’équilibre nutritionnel ne relève pas du hasard : il repose sur des compétences spécifiques et une expertise scientifique. - Les diététiciens nutritionnistes ont un rôle stratégique à jouer dans la conception, l’évaluation et l’amélioration continue des politiques alimentaires locales. À l’approche des échéances municipales, il est essentiel que la qualité nutritionnelle, l’accessibilité sociale et la durabilité alimentaire soient pleinement intégrées aux décisions publiques. La restauration collective n’est pas seulement un service logistique. C’est un investissement pour la santé, pour l’agriculture française et pour la cohésion sociale.   En savoir plus