Actualités

22/05/26

L’AFDN poursuit son engagement pour défendre une information nutritionnelle rigoureuse et le cadre de la profession

Dans le cadre de ses missions de représentation et de défense de la profession, l’AFDN a récemment effectué un signalement auprès de la DGCCRF concernant certaines communications commerciales observées dans le secteur des programmes alimentaires dits « minceur ». Ces communications ont notamment été diffusées à la télévision, à des horaires de forte audience et de manière répétée. Cette démarche s’appuie sur deux points majeurs qui nous paraissent susceptibles de relever des dispositions relatives aux pratiques commerciales trompeuses prévues aux articles L121-2 et suivants du Code de la consommation. Le premier point concerne l’utilisation d’un prétendu « diagnostic d’obésité » fondé exclusivement sur l’IMC. Les communications analysées présentent l’indice de masse corporelle comme un critère suffisant de qualification médicale, conduisant à la formulation d’un « diagnostic » d’obésité dans un contexte promotionnel. Or, les recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé rappellent que l’IMC, pris isolément, ne peut constituer à lui seul un critère diagnostique suffisant. L’évaluation d’une situation d’obésité doit intégrer des éléments cliniques, fonctionnels et métaboliques, tout en tenant compte de l’état de santé global de la personne. L’AFDN considère qu’une présentation simplifiée d’un diagnostic médical dans un objectif commercial, sans contextualisation ni évaluation clinique individualisée, est susceptible d’induire le consommateur en erreur sur la portée réelle de l’évaluation proposée, sur sa valeur médicale et sur la nature de l’accompagnement présenté. Le second point concerne l’utilisation du titre réglementé de diététicien dans des communications associées à la promotion de produits ou de programmes alimentaires standardisés. Le titre de diététicien est protégé par le Code de la santé publique. Il désigne une profession de santé réglementée, exercée dans le cadre d’une démarche individualisée reposant sur l’évaluation nutritionnelle personnalisée, le suivi du patient, les données scientifiques et l’indépendance professionnelle. L’AFDN estime que l’association du titre de diététicien à une offre commerciale standardisée est susceptible d’entretenir une confusion entre : un acte de soin individualisé relevant d’une prise en charge nutritionnelle ; et une opération de promotion ou de vente de produits alimentaires. Une telle présentation peut altérer la compréhension par le public de la nature réelle du service proposé, notamment en laissant supposer qu’une démarche commerciale standardisée relèverait d’un accompagnement thérapeutique individualisé comparable à celui réalisé par un professionnel de santé dans le cadre de son exercice. Une démarche en faveur de la protection du public et du respect du cadre professionnel Au regard de ces éléments, l’AFDN a souhaité attirer l’attention des autorités compétentes sur ces pratiques. Cette démarche a également été portée à la connaissance de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) et de l’Agence régionale de santé Île-de-France. Un accusé de réception a été adressé à l’AFDN par la DGCCRF, le dossier étant actuellement en cours d’examen par les services compétents. Par cette action, l’AFDN poursuit son engagement en faveur de la protection du public, du respect du cadre juridique de la profession et de la promotion d’une prise en charge nutritionnelle fondée sur les données scientifiques.

22/05/26

Marges alimentaires : après le Sénat, 37 associations demandent des actions

Les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges de l’agroalimentaire et de la grande distribution confirment ce que nous dénonçons depuis des mois : opacité des prix, pratiques injustes et surmarges sur les produits les plus sains. Le rapport pointe également un système qui pénalise l’accès à une alimentation saine, tandis que seuls 8 % de la valeur ajoutée reviennent aux agriculteurs et agricultrices. Même si notre proposition des 100 produits sains à prix coûtant n’a pas été retenue telle quelle dans les recommandations du Sénat, ces conclusions renforcent l’urgence d’agir. Avec 37 associations mobilisées, nous continuons de porter une mesure simple et concrète : rendre l’alimentation saine accessible à toutes et tous, tout en garantissant une juste rémunération du monde agricole. Télécharger le communiqué de presse envoyé le 21 mai 2026 Objet du communiqué de presse : Marges alimentaires : après le Sénat, 37 associations demandent des actions Sous-objet : Les conclusions sénatoriales renforcent la mesure d'urgence demandée par les associations

21/05/26

AFDN JE 2026 : FOCUS - Changer de regard sur l’obésité pour mieux soigner

Changer de regard sur l’obésité pour mieux soigner Intervention :  Plaisir vs désir alimentaire chez les personnes avec différents indices de Masse Corporelle et changements sous traitements par GLP-1 > vendredi 23 octobre 2026 - 9h55 > Par Pr Géraldine COPPIN, professeur de psychologie, UniDistance Suisse, Brigue, & Centre Interfacultaire en Sciences Affectives, Université de Genève PROBLEMATIQUE : La récompense ne serait pas un concept unitaire. Une distinction fondamentale existerait entre le plaisir alimentaire (dimension hédonique liée à la consommation) et le désir alimentaire (dimension motivationnelle anticipant la consommation). Or, ces deux composantes pourraient varier entre individus, notamment en fonction de l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Par ailleurs, l’émergence des traitements par agonistes du GLP-1 soulève de nouvelles questions quant à leur impact spécifique sur ces deux sous-composantes de la récompense. Dès lors, dans quelle mesure le plaisir et le désir alimentaires diffèrent-ils en fonction de l’IMC, et comment ces deux composantes sont-elles modifiées par les traitements par GLP 1 ?   SYNOPSIS : "Le comportement alimentaire repose sur une interaction complexe entre des mécanismes physiologiques, cognitifs et émotionnels. Parmi ceux-ci, une distinction théorique majeure distingue le plaisir alimentaire, correspondant à l’expérience subjective hédonique lors de la consommation, au désir alimentaire, qui renvoie à la motivation à obtenir et consommer un aliment. Cette dissociation, largement documentée en neurosciences affectives, suggère que « vouloir » (wanting) et « aimer » (liking) mobilisent des circuits neurobiologiques distincts. Cette distinction revêt une importance particulière dans le contexte des variations de l’Indice de Masse Corporelle (IMC). En effet, plusieurs travaux suggèrent que les personnes présentant un IMC élevé pourraient présenter un désir alimentaire, mais pas un plaisir alimentaire, accru. Dans ce contexte, l’arrivée des traitements par agonistes du GLP-1 a profondément modifié la prise en charge de l’obésité et du surpoids. Ces traitements, initialement développés pour le diabète de type 2, exercent un effet notable sur la régulation de l’appétit et la perte de poids.Cependant, leur impact différentiel sur les dimensions de plaisir et de désir alimentaire demeure encore peu exploré. Ainsi, cette intervention vise à : examiner comment le plaisir et le désir alimentaires varient en fonction de l’IMC, et à explorer dans quelle mesure les traitements par GLP-1 modifient ces deux composantes, permettant ainsi d’éclairer les mécanismes psychologiques et neurobiologiques impliqués dans le renforcement alimentaire."

20/05/26

Anses - Sensibilisation à l’hygiène en cuisine : nos aliments ont quelque chose à nous dire !

Publié le 11 mai 2026 L’ ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) lance une nouvelle campagne de sensibilisation dédiée aux bonnes pratiques d’hygiène en cuisine. Chaque année en France, les toxi-infections alimentaires touchent plusieurs milliers de personnes. Selon l’Agence, près d’un tiers des cas déclarés surviennent directement à domicile, lors de la préparation ou de la conservation des aliments. Des gestes simples pour éviter les risques   Que l’on cuisine seul, en famille, entre amis ou avec des enfants, certains réflexes permettent de limiter la prolifération des bactéries, virus et parasites dans la cuisine : bien se laver les mains avant de cuisiner ; respecter la chaîne du froid ; éviter les contaminations croisées entre aliments crus et cuits ; nettoyer régulièrement les surfaces et ustensiles ; respecter les dates de conservation ; cuire suffisamment les aliments sensibles. À travers cette campagne, l’Anses souhaite rappeler que l’hygiène alimentaire est essentielle au quotidien et accessible à tous grâce à des gestes simples.   Une campagne pédagogique et ludique   Pour mieux sensibiliser le grand public, l’Anses propose un dispositif original mêlant explications scientifiques et mises en scène d’objets et d’aliments du quotidien. L’objectif : rendre les messages de prévention plus concrets, plus mémorables et plus faciles à appliquer dans la vie de tous les jours. Des vidéos et contenus pédagogiques accompagnent cette campagne afin d’aider chacun à adopter les bons réflexes en cuisine.   En savoir plus   Visionner les vidéos de l'ANSES a ce sujet.

19/05/26

19 mai –Journée mondiale des MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin)

Plus de 300 000 personnes vivent avec une MICI en France. Elles touchent majoritairement les jeunes adultes. Face à la multiplication des conseils nutritionnels diffusés en ligne, souvent restrictifs et non fondés scientifiquement, les patients atteints de MICI s’exposent à des exclusions alimentaires inadaptées et à un risque de dénutrition. Les connaissances scientifiques récentes soulignent le rôle de l’alimentation dans la prévention et la prise en charge des MICI. Certaines études suggèrent notamment une association entre une forte consommation d’aliments ultra-transformés et un risque accru de MICI, en particulier de maladie de Crohn. Le diététicien nutritionniste joue ainsi un rôle essentiel : en prévention, à travers l’éducation nutritionnelle et la promotion d’une alimentation variée et peu transformée ; dans la prise en charge, via le dépistage de la dénutrition, la prévention des carences et l’accompagnement nutritionnel personnalisé des patients. Pour renforcer les compétences des professionnels sur ce sujet, l’AFDN propose une formation intitulée « L’accompagnement diététique des patients atteints de MICI » > prochaine session courant 2027. Reconnaître pleinement la place des diététiciens nutritionnistes dans les parcours MICI, c’est assurer une prise en charge globale, coordonnée et fondée sur les preuves scientifiques. Voir la publication Sources : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36739756/ https://www.observatoire-crohn-rch.fr/wp-content/uploads/2024/07/2022_fiche_maladies-inflammatoires-chroniques-intestinales.pdf https://www.inserm.fr/dossier/maladies-inflammatoires-chroniques-intestin-mici/ https://www.observatoire-crohn-rch.fr/les-mici/les-mici-en-france/

18/05/26

AFDN JE 2026 : FOCUS - Politiques alimentaires et santé publique : quels leviers pour les diététiciens nutritionnistes

Politiques alimentaires et santé publique : quels leviers pour les diététiciens nutritionnistes Intervention :  Effets des changements globaux sur les productions agricoles et l’offre alimentaire > jeudi 22 octobre 2026 - 11h15 > Par Michel Duru, directeur de recherche honoraire, INRAE Toulouse Synopsis :  “Aujourd’hui, les systèmes agricoles et alimentaires sont profondément impactés par les changements globaux, qui combinent dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, dégradation des ressources et évolution des modes de consommation. Ces mutations ne concernent pas uniquement la production agricole : elles influencent directement la disponibilité, la qualité et la diversité des aliments. Ainsi, l’alimentation ne peut plus être pensée indépendamment des conditions dans lesquelles elle est produite. Dans ce contexte, une tension émerge entre les enjeux de quantité, nécessaires pour nourrir la population, et ceux de qualité nutritionnelle et environnementale. Ces transformations ont également des répercussions sur les comportements alimentaires et la santé des populations. Dès lors, les professionnels de la nutrition sont directement concernés. Les diététiciens doivent aujourd’hui intégrer ces nouvelles contraintes dans leurs pratiques. La question centrale devient alors : comment concilier recommandations nutritionnelles, durabilité des systèmes alimentaires et réalités socio-économiques ? Cette conférence propose d’explorer ces interactions afin de mieux comprendre les enjeux et le rôle clé des diététiciens dans cette transition.”

12/05/26

Diététiciens nutritionnistes : vérifiez et mettez à jour vos données e-RPPS

Depuis le passage de la profession du répertoire ADELI vers le RPPS, certaines informations peuvent être incomplètes ou obsolètes : état civil, activités exercées, coordonnées, lieux d’exercice… Pourquoi est-ce important ? Des données à jour permettent :  d’assurer votre bonne identification en tant que professionnel de santé ; de garantir la fiabilité des outils numériques de santé (ROR, MSSanté, applications métier…) ; d’améliorer votre visibilité auprès des patients et des autres professionnels ; de renforcer la reconnaissance et la représentation de la profession dans le système de santé.   L'ANS rappelle notamment l'importance de vérifier : votre état civil (nom de naissance, date et commune de naissance) ; vos situations d’exercice en cours ou à clôturer si nécessaire.   En savoir plus Même à la retraite, pensez à vérifier et actualiser vos données professionnelles afin de garantir la fiabilité des informations enregistrées dans le RPPS, votre numéro peut indiquer que vous êtes encore en activité.   Pour vous accompagner concrètement, nous organiserons prochainement un webinaire “pas à pas” afin de vous guider dans les démarches de mise à jour du portail e-RPPS.

12/05/26

L'AFDN représentée à l'Académie nationale de médecine - 12 mai 2026

Aujourd'hui l'AFDN est représentée à l'Académie nationale de médecine à l'occasion de la séance dédiée aux "Actualités de la maladie d'Alzheimer" Un hommage a été rendu au Professeur Jean Trémolières, figure majeure de l’histoire de notre profession. Avec Lucie Randoin, il crée en 1951 la première école publique de diététique à Paris et institue le Brevet de Technicien en Diététique, marquant la naissance officielle de la profession de diététicien. Visionnaire, Jean Trémolières a également posé les bases du « corps des diététiciens », contribuant à structurer une véritable identité professionnelle. Quelques années plus tard, en 1953, le premier service diététique hospitalier voit le jour à l’Hôtel-Dieu de Marseille, avant la création en 1954 de l’Association des Diététiciens de Langue Française par Jacqueline Farquet, devenue l’AFDN en 2008. Un moment fort pour rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué à faire reconnaître la diététique comme une profession de santé à part entière.

06/05/26

Journée Internationale Sans Régime – 6 mai 2026

Et si on remettait un peu de science dans un sujet souvent dominé par les tendances ? En France, environ 40 % des personnes font au moins un régime par an et 80 % reprennent du poids après 1 an*. À l’occasion de la Journée sans régime, rappelons un constat simple : la demande de “faire un régime” est toujours bien présente… malgré des connaissances scientifiques qui n’ont, elles, pas évolué. Aujourd’hui, les régimes se réinventent sous de nouvelles formes, largement diffusées sur les réseaux sociaux, souvent présentées comme rapides et accessibles. Pourtant, leurs effets sont connus : adaptations du corps, reprise de poids fréquente, et impacts sur la santé globale. Dans ce contexte, notre rôle est essentiel : informer, aider à décrypter ces discours, et accompagner vers des approches durables, adaptées et réalistes. Remettre de la science là où le discours va parfois trop vite. → L’AFDN accompagne les diététicien.nes nutritionnistes dans leurs pratiques. En savoir plus sur notre publication      *Sources ; https://www.anses.fr/fr/content/rapport-sur-levaluation-des-risques-lies-aux-pratiques-alimentaires-damaigrissement https://www.inserm.fr/dossier/nutrition-et-sante/

30/04/26

Santé publique France – Obésité pédiatrique : de nouveaux scores pour mieux orienter les soins

Dans un article du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Santé publique France présente deux scores multidimensionnels visant à mieux évaluer la complexité de l’obésité chez l’enfant : Ivop (indice de vulnérabilité) et Escop (estimation de la complexité). Ivop prend en compte plusieurs dimensions de vulnérabilité (sociale, psychologique, scolaire et sanitaire). Escop combine ce score avec le niveau d’excès de poids pour estimer la complexité globale dès l’initiation de la prise en charge. Testés chez 53 enfants suivis en centre spécialisé, ces outils montrent une bonne concordance avec l’évaluation des professionnels et permettent de distinguer différents niveaux de complexité. Leur objectif : faciliter la gradation des soins en orientant plus précocement les enfants vers une prise en charge adaptée. En savoir plus